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Intervention de Prof. Robert Fouchet lors de la conférence “La gouvernance publique en phase de transition démocratique”

Lors de la conférence publique qui a porté sur le sujet de « la gouvernance publique en phase de transition démocratique, le professeur Robert Fouchet, a traité de la question des méthodologies d’évaluation des politiques publiques en phase de transition démocratique.

Professeur Fouchet a commencé son intervention en soulignant qu’on ne peut plus aujourd’hui évacuer l’évaluation lorsque l’on parle de politiques publiques, car cela touche directement à la responsabilité des gouvernants. Mais il a jouté qu’il ne faut, néanmoins pas, confondre évaluation des politiques publiques, avec des répercussions à moyen et long terme, et l’action publique qui est plus pointue, destinée à un espace précis et concentré dans le temps, possiblement évaluable sur le court terme.

Selon le professeur Fouchet, l’évaluation est généralement quantitative. C’est ce qui fait qu’il y a un besoin de mesure : il faut de bons chiffres et de bons indicateurs. Or, selon l’identité des acteurs, les chiffres peuvent être orientés d’une façon ou d’une autre ou bien invoqués dans une situation selon son opportunité.

Le professeur Fouchet a insisté sur l’idée qu’il est important d’évaluer les processus et non pas seulement les résultats car cela nous permet d’évaluer la façon dont sont conduites les politiques. Il selon lui y a deux préalables à garder à l’esprit, d’un côté la prise en compte de l’ensemble des acteurs qui doivent participer à la conception de ses politiques publiques, d’autre part, le courage du changement et ses forces en période de transition.

Pour Robert Fouchet, également, il est important de tenir compte du niveau d’intervention des politiques publiques (national, supra-national, local.)

Par ailleurs, le professeur Fouchet a mis l’accent sur l’idée qu’ en phase de transition, il faut la réforme des politiques publiques ne peut fonctionner comme dans un contexte normal de démocratie stable où c’est la majorité gagnante au suffrage universel qui décide, il faut plutôt une certaine union nationale autour de la question du changement afin que les réformes puissent être entreprise.

Ce contexte de la transition doit être également pris en compte dans le processus d’évaluation, qui devient plus difficile. Pour Fouchet, reconnaître le particularisme du contexte doit pousser à remettre en cause la recevabilité des indicateurs classiques de mesure. Si l’on se trouvait en période d’accalmie, l’ensemble des indicateurs usuels serait de bon augure, mais en période de changement, il faut procéder à un nouveau benchmarkings. Il faut également une communication optimale autour des politiques publiques pour expliquer leur nature ainsi que le contexte spécifique dans lequel elles sont mises en place.

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