Accueil / Démocratie / Blog Jasmine Foundation | Septembre 2018

Blog Jasmine Foundation | Septembre 2018

Activités nationales :

Auto-évaluation du gouvernement

Auto-évaluation du gouvernement

Une première, Le chef du gouvernement, par le billet d’une note circulaire destinée à tous les départements ministériels, a ordonné de procéder à une évaluation de l’ensemble des activités effectuées et achevées jusqu’aujourd’hui dès sa nomination à la tête du gouvernement.
En effet Il s’agirait dans ce cas de la toute première action destinée à évaluer ce gouvernement d’union nationale. L’objectif selon la Kasbah est de savoir quels sont les résultats et accomplissements achevés au sein du gouvernement par rapport à ce qui a été planifié et annoncé 2 années auparavant. Il était convenu que la remise de cette auto-évaluation sera au 30 du mois d’août.

Un nouveau bloc de coalition nationale

Quelques jours avant, l’ancien député de Nidaa Tounes Walid Jallad a déclaré qu’un groupe de députés était en consultations intensives pour former à la fin ce qu’il a désigné de ” nouvelle force parlementaire” ; Le Bloc de Coalition Nationale.

Ce nouveau bloc consiste principalement d’une coalition de plusieurs membres et blocs progressistes ; composé d’indépendants et d’indépendants de blocs de partis. Il comprend également des indépendants et a démissionné d’autres partis (machrou Tounes, UPL, bloc national). L’objectif de la création d’un tel bloc, tel que déclaré, est de surmonter ce qu’il décrit comme « l’état de la dispersion des voix » dans le but de faciliter l’action parlementaire.

Le nouveau bloc de coalition nationale se compose de 34 députés occupant ainsi la 3ème place au sein du parlement

Blocs parlementaires ; La course au classement

Des changements majeurs à l’Assemblée des représentants du peuple ; démissions, migrations et coalitions, voici la scène parlementaire telle qu’elle fut au niveau de l’ordre des blocs parlementaires.

Blocs parlementaires ; La course au classement

Ennahdha toujours en tête ;

Le bloc Ennahdha conserve toujours sa 1ère place au classement depuis déjà la deuxième session parlementaire. Avec presque le 1/3 des députés, le bloc comprend 68 membres.

Nidaa Tounes toujours deuxième ;

Le bloc de Nidaa Tounes à la deuxième place avec 56 députés, après avoir obtenu 68 députés, une crise lui valut la démission d’un bon nombre de membres pour arriver à 50 députés. Le bloc a pu, par la suite, récupérer un certain nombre de députés ; des indépendants et du bloc UPL durant la troisième session parlementaire.

Avec la déclaration d’une alliance entre Nidaa Tounes et Machrou Tounes, le nouveau bloc pourrait reprendre sa place à la tête du parlement, projet qui pourrait échouer en cas ou la déclaration de Walid Jalled sur la migration de 15 députés du parti au pouvoir verra le jour.

La course à la troisième place ;

La troisième place au parlement, occupée avant par le seul bloc du Front populaire, a été par la suite occupé par trois blocs parlementaires ; Il est le bloc Front populaire, le bloc Al-Horra Machrou Tounes et enfin le bloc national avec chacun 15 députés. Il est notable que la migration de cinq des députés de machrou Tounes vers le Bloc National, a influencé sur le classement parlementaire.

Actuellement, avec l’émergence d’un nouveau bloc par une coalition entre les députés de l’UPL (12 députés), du Bloc National (15 députés) et de 7 indépendants, cette coalition a pu arracher la 3ème place avec 34 députés.

Selon Walid Jallad, dans les jours à venir, 15 députés de Nidaa Tounes rejoindront cette initiative. Chose qui pourrait basculer la balance du pouvoir au détriment de Nidaa Tounes.

Activités économiques

Projet de loi de finance 2019

Projet de loi de finance 2019

Tout comme 2018, le projet de loi de finance 2019 demeure un sujet sensible qui fait couler beaucoup d’encre. Un projet de loi qui reflète une démarche politique curative, face à une crise qui s’est manifestée il y a déjà 8 ans avec des causes historiques enracinées.

Le budget de l’Etat Tunisien a augmenté ; il sera estimé à environ 40 millions de dinars, en hausse de plus de 3 millions de dinars par rapport à 2018. Malgré cette amélioration, l’état reste toujours sur ses gardes ; en effet, l’estimation du taux de croissance économique a diminué de 3% à 2.6% ; ce qui amène le gouvernement à prendre de nouvelles mesures d’austérité.

Une politique de privatisation toujours en vigueur ; en effet, à l’exemple de son précédent, le projet de loi de finance 2019 comporte un certain nombre de procédures relatives aux institutions publiques ou il y aurait une forte possibilité de désinvestissement et privatisation visant à fournir un soutien financier immédiat à l’Etat Tunisien.

Une politique de bonne gouvernance de l’Etat ; Par le projet de loi de finance de l’année à venir, le gouvernement continue à augmenter la pression sur les dépenses de l’administration tout en maintenant la masse salariale actuelle dans la fonction publique.

Sur le plan fiscal, selon le journal de Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, le projet de loi de finance 2019 n’ira pas dans le sens de l’abolition des procédures fiscales en exercices depuis l’année précédente, Toutefois, aucune nouvelle procédure fiscale ne sera adoptée.

De même, il a été mentionné que le projet de loi de finance 2019 ne comprend aucune taxe supplémentaire sur les entreprises entièrement exportatrices, la loi de finance 2019 devrait aussi réduire les impôts pour les entreprises exportatrices dans le domaine de l’industrie, la technologie et les domaines de la communication afin de stimuler l’investissement et la création de nouveaux emplois.

Selon la déclaration de l’UTCA, il y aura une révision du taux de change du dinar par rapport au dollar et à l’euro, aussi, grâce à cette loi de finance il y aura une révision des prix du pétrole par rapport la hausse des prix pétroliers au niveau international, chose qui pourrait engendrer de nouvelles hausses des prix du carburant.

Secteur agricole et agro-alimentaire toujours une base de l’économie nationale ; Balance commerciale alimentaire optimiste

Selon le ministère de l’Agriculture, la balance commerciale alimentaire a connu, au cours du premier semestre de 2018, un excédent de 182,7 millions de dinars, face un déficit de 754,8 millions de dinars au cours de la même période de l’année précédente.

Le ministère explique cette croissance par un taux d’exportations de produits alimentaires atteignant les 72,6%, une hausse plus rapide que celle de la valeur des importations atteignant les 15,2%.

Le ministère a également attribué la croissance des exportations au le développement des revenus des produits de la mer frais qui ont pu atteindre les 30% ainsi que les dattes à 38% et les légumes frais à 33%, en particulier les tomates bio dont le taux de croissance des ventes a atteint les 38,3%. Aussi, il est notable que la valeur des exportations d’agrumes a augmenté de 8% et les poissons en conserve de 5%.

Nous notons aussi que, la valeur des exportations des produits alimentaires a augmenté de 3% en juillet 2018. Ceci, sans prendre en considération les revenus de l’huile d’olive.

Au cours de cette même période, la Tunisie a exporté environ 19 000 tonnes de cultures d’été d’une valeur de 50 millions de dinars, soit une évolution de 46% en volume et de 55% en valeur. Quant aux destinataires nous notons que ; 41% des produits étaient destinés au marché du Golfe, 31% à la Libye, 11% à la France, 9% à l’Italie et 4% à la Russie.

En revanche, la valeur des importations de produits alimentaires durant le premier semestre 2018 est passée à 1 291 millions de dinars. Cette évolution est due à la baisse de la valeur du dinar tunisien et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaire de base coïncidant avec l’augmentation de leurs prix à l’échelle mondiale à l’exemple du blé de l’orge et des produits laitiers.

Système de gestion intelligent au port de Radès

Le port commercial de Radès connait désormais une nouvelle phase de son histoire ; En effet, après le lancement effectif du système de gestion intelligente permettant d’améliorer la gestion de l’ensemble du système et apporter par conséquences une plus grande efficacité et rentabilité des services fournis tout en réduisant le temps d’attente des navires.

Lors de sa visite le chef du gouvernement a examiné le système de portail intelligent visant la bonne gestion logistique des conteneurs et des bulldozers accordant ainsi la permission de mettre à disposition le nouveau système dans un délai ne dépassant pas les deux semaines.

Le chef du gouvernement a, entre-temps, exhorté les différents interlocuteurs à maintenir le minimum de temps atteint au cours des deux derniers mois en ce qui concerne la durée de l’attente des navires au port.

Dans le même contexte, Chahed a souligné l’importance du port de Rades ainsi que son rôle économique en Tunisie, En effet, le port assure actuellement 60 % du trafic des conteneurs.

Cette importance a incité le gouvernement à mettre un programme valant 85 millions de dinar afin d’augmenter la rentabilité du port et ainsi contribuer à accroître la rentabilité du commerce et du mouvement économique dans le pays.

Youssef Chahed a ajouté que ce programme comprend la ré-exploitation des Quais N° 6 et 7 ainsi que l’exploitation des nouveaux quais 8 et 9, qui devraient entrer en exploitation d’ici la fin de 2018

Ainsi que le lancement des travaux du nouveau système électronique permettra aux clients de vérifier et suivre à distance les différentes étapes par lesquelles passe la marchandise au port. Aussi, ce système leur permettrait de bénéficier d’un mécanisme de paiement électronique dont le but est d’améliorer la capacité de chargement des conteneurs de 9500 à 16500 et améliorer la rentabilité du chargement de 7 à 13 conteneurs par heure.

Droits et liberté

Réactions sur le rapport de la COLIBE

A la suite du discours du président BCE le 13 Aout 2018 et sa déclaration de transmettre le rapport de la COLIBE à l’ARP plusieurs réactions  ont été enchaînées, en effet, partis politique et société civile, l’opinons été divisée ;

Le Mouvement du peuple dénonce la COLIBE et annonce que Le Comité a dépassé les tâches qui lui ont été mandées

Abu Yaareb al-Marzouki, membre du parti Ennahdha, a déclaré que la Commission des libertés individuelles et de l’égalité demeure une extension de la politique européenne en Tunisie, un plan visant à engendrer des collisions au sein de la société tunisienne.

Adnen Manser le secrétaire général du parti Harak Tounés Al-Irada confirme les dires de son collègue d’Ennahdha en annonçant que cette initiative vise à diviser le peuple.

Le Omar Sahabo de sa part a annoncé que le rapport sur les libertés va enflammer la scène politique et va engendrer des divergences au niveau de l’opinion public ajoutant que la question a été posée dans un temps critique.

Abir Moussi, présidente du parti destourien libre a attaqué la commission des libertés la considérant comme source de controverse visant à toucher l’intégrité de la société tunisienne.

Toutefois il y a aussi des partis politiques et des organismes de la société civile qui ont pris part à la cause de la COLIBE ;

Le Front populaire a belle et bien déclaré son appui à la Commission des libertés individuelles et de l’égalité confirmant que les droits de l’Homme est un concept à part entier et que nul ne peut diviser.

Le Courant démocrate a aussi annoncé son soutien au rapport livré par la COLIBE, Toutefois, ce dernier trouve désormais des difficultés avec ses partisans qui n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement face à cet appui.

L’Union patriotique libre a fait appel à un dialogue civilisé, intellectuel et islamique sur le rapport la Commission des libertés individuelles et de l’égalité et de son exploitation non politique.

Au niveau des organismes non gouvernementaux, Le syndicat des travailleurs tunisiens a appelé à élaborer une législation visant à instaurer une culture de citoyenneté et de parité entre sexes.

De même, l’Organisation des Nations Unies a fortement salué l’initiative prise par le président Beji Caid Essebsi

Quant aux associations et organisations appartenant à la société des droits de l’Homme, craignant de la sécurité des membres de la COLIBE, elles ont fait appel au chef de l’Etat afin d’intervenir pour les protéger.

Signature d’un accord de partenariat entre l’Institut arabe des droits de l’homme et l’Association tunisienne pour la sécurité et la citoyenneté.

A l’occasion de la signature d’un accord de partenariat entre l’Institut arabe des droits de l’homme et l’Association tunisienne pour la sécurité et la citoyenneté, le mardi 14 août 2018, le président de l’Institut arabe des droits de l’homme, Mr Abdel Basset Ben Hassan a déclaré que la relation toujours existante entre l’agent de sécurité et le citoyen n’a pas encore atteint son objectif, en particulier les objectifs fixés ou sollicités par la société civile des droits humains. Soulignant que cette relation, supposée reposer sur le respect des droits et des devoirs entre les parties et la protection des libertés, reste une fin pour toutes les parties prenantes.

Lors de sa déclaration Mr Abdel Basset Ben Hassan a mentionné que le but de la signature de cet accord est d’aller progressivement vers une relation normale entre le corps sécuritaire et le citoyen et le rendre ce corps une institution au service du citoyen mettant fin à la relation d’aversion avec le ce dernier.

De même, le président de l’Institut arabe des droits de l’homme a noté que continuer à travailler ensemble sur ces objectifs par l’ensemble des organisations de la société civile et les associations de sécurité est demeure approche importante pour atteindre la pleine citoyenneté. Il met aussi l’accent sur le respect de l’état civil et la défense des droits de l’homme, soulignant que l’accord permettra d’approfondir ces nouvelles valeurs et ainsi, faciliter la relation entre les institutions de sécurité et ses fonctionnaires, d’une part, et d’autre part le citoyen tunisien pour créer à la fin une passerelle pour une coopération étroite entre les deux parties.

Pour sa part, Moez Dababi Président de l’Association Tunisienne pour la sécurité et la citoyenneté, a déclaré que cet accord avec l’Institut arabe des droits de l’homme s’inscrit dans le cadre du renforcement des droits de l’homme au sein de l’établissement de la sécurité. Il ajoute qu’il était convenu que parmi les activités planifiées il y aura des cours de formation intensifs au profit des fonctionnaires au sein des institutions de sécurité ainsi que les citoyens afin de promouvoir de bonnes relations entre eux.

Moez Dababi a noté, lors de sa déclaration, que même si la relation entre citoyen et institution sécuritaire connait toujours une certaine tension et abus pour de nombreuses raisons, elle a connu une nette amélioration après la révolution. Aussi, il est prévu que cette relation tend vers le plein respect mutuel entre les parties, basée sur le respect de la loi de la part des deux côtés.

À propos Wassim Dalil

Wassim Dalil
ناشط بالمجتمع المدني، رئيس تحرير مواقع اخبارية، مراقب إعلامي

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Required fields are marked *

*

Scroll To Top